![]()
Sommaire - Edito - J'écris - Je lis - Je m'informe - Webauteur - Jobs
Enfin édité!
Quand un auteur est édité, il signe un contrat. En général, il le signe après avoir remis à l'éditeur le manuscrit "en une forme qui permette la fabrication normale", c'est-à-dire dans sa forme définitive, après corrections. Entre le moment où le livre est accepté par l'éditeur et le moment où l'auteur signe le contrat, le délai "de corrections" peut être assez long.
Les corrections sont effectuées en collaboration avec l'éditeur. Il convient, lorsque le manuscrit est accepté, de demander à l'éditeur : quand le travail de corrections commencera, sous quelle forme (la messagerie internet simplifie considérablement la vie dans ce domaine), et quand la publication du livre pourrait être programmée. Les publications sont programmées généralement 1 an à l'avance et donc, si le livre est accepté, il ne faudra pas compter être publié avant au moins une année... ce qui peut décevoir les auteurs novices, rêvant "amour-gloire-beauté" dans les semaines qui suivent l'acceptation de leur oeuvre.L'auteur édité à compte d'éditeur signe un contrat d'édition dans sa forme classique. Il cède ses droits d'auteur, tous ses droits (y compris les droits d'adaptation, par exemple si un film est réalisé à partir du livre). En contrepartie, il ne débourse rien, ni frais de composition, d'impression, de distribution, de publicité. De surcroît, il bénéficie d'une rémunération sous forme de " droits d'auteur ", proportionnelle au nombre de livres vendus et versée sous forme de pourcentage (environ 10 % de la valeur hors taxe du livre). Les droits d'auteur sont versés une fois par an à partir d'un relevé d'un compte établi par l'éditeur.
Ce contrat convient tout à fait aux écrivains dont l'uvre est assurée d'une diffusion importante du fait de son contenu (commercial) ou de la notoriété de l'auteur. En publiant un nombre important d'ouvrages, ils pourront en tirer un salaire correct tout en s'épargnant les soucis dévolus à un éditeur.
De fait, on peut comprendre également pourquoi un éditeur traditionnel est si sélectif dans ses choix. Il est de l'intérêt de l'éditeur, autant que de celui de l'auteur, de publier des ouvrages qui auront une issue commerciale importante. Dans le cas contraire, ni l'un, ni l'autre n'y trouveront leur compte.
En effet, l'auteur néophyte, l'inconnu-débutant qui publie un premier roman tiré et vendu à 2000 exemplaires maximum (ce qui est le cas de bien des écrivains) peut trouver que 10 %, voire moins, ce n'est pas cher payé, en comparaison de ce qui est proposé par les éditeurs à compte d'auteur (de 20 à 50 %), ou de ce qu'il peut recevoir en auto-édition (100%). Ce serait un calcul réducteur et erroné. L'auteur averti sait qu'il est préférable de percevoir 10 % sur 10000 exemplaires vendus, que 50 % sur 100 exemplaires vendus ou 100 % sur 10 exemplaires vendus.
Or, la vente d'un livre est toujours une loterie. Et sa diffusion un problème crucial. L'éditeur qui publie à compte d'éditeur dispose de moyens de diffusion qui n'ont rien de comparables avec ceux de l'édition à compte d'auteur ou de l'auto-édition.
Mais au bout du compte, quel que soit le tirage, quel que soit le succès du livre, l'auteur sera toujours gagnant s'il sait reconnaître qu'en le publiant, l'éditeur lui aura offert, avant tout, une chance d'entrer dans le cénacle des privilégiés de l'édition à compte d'éditeur.
Le contrat à compte d'éditeur
Beaucoup d'auteurs qui n'ont jamais reçu un contrat d'édition, se demandent à quoi peut bien ressembler ce document et quel peut bien en être son contenu. Ils trouveront tout leur bonheur dans le contrat que nous avons concocté à partir de la législation sur la propriété littéraire et artistique (intégrée dans le Code de la Propriété intellectuelle) et à partir du "Code des usages en littérature générale" instauré en 1981, par le Syndicat National des Editeurs et le Conseil Permanent des Ecrivains.
Il est entendu que ce modèle de contrat n'est pas utilisé, la plupart des éditeurs ayant leur contrat-maison, mais il peut donner un aperçu de ce qu'est un contrat d'édition, des clauses qu'il doit comporter. Il permettra aux auteurs de le comparer à celui qu'ils s'apprêtent à signer. Les commentaires dont nous l'avons illustré aideront à mesurer l'étendue de la cession... ou concession.
On dit qu'un contrat d'édition doit être négocié. Il est très rare qu'un auteur, notamment inconnu, accepté par une maison d'édition, négocie quoi que ce soit, trop heureux d'être publié après des années à frapper vainement à la porte des éditeurs. Nous ne saurions qu'encourager cet enthousiasme à signer les yeux fermés...Nous ne commenterons donc pas un modèle de contrat dans le but de le négocier, mais simplement pour donner un aperçu à l'auteur de ce que peut être un contrat d'édition que nous qualifierons d'idéal et pour répondre à la question essentielle que se posent tous les auteurs lorsque leur manuscrit est accepté : "alors, combien?"
Modèle de contrat avec commentaires
En savoir plus :
Ceux qui le souhaitent auront un autre aperçu de contrat d'édition, sur le site de manuscrit.com