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Le choix du pseudonyme
Le choix du pseudonyme
Le pseudonyme est un nom d'emprunt licite utilisé dans les professions ou les activités qui font appel à la faveur du public. (écrivain, journaliste, acteur, sportif...etc)
Nota : le pseudonyme ne peut être porté dans une fonction élective, officielle ou militaire (sous réserve de dispositions particulières visant la Légion Etrangère), ainsi que dans les professions médicales ou paramédicales.
Le pseudonyme n'est pas un faux nom. Il ne se substitue pas au nom patronymique. Il ne sert à désigner son titulaire que dans le domaine de son activité. Le choix de n'importe quel pseudonyme est licite à condition qu'il ne soit pas prétexte à s'approprier la renommée d'un tiers ou à s'attribuer une parenté existante qui procurerait des avantages auquel ne donne pas droit la règle de dévolution du nom.
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Le pseudonyme confère des droits. Mais le pseudonyme n'aura d'existence juridiquement protégée qu'à la suite d'un usage notoire et incontesté, de sa consécration par une forme de publicité.
Le droit au pseudonyme permet son titulaire de :
signer de son pseudonyme ses oeuvres ainsi que les contrats d'exploitation de celles-ci.
signer de son pseudonyme tous les actes sous seing-privé, y compris les actes notariés.
disposer d'une action en réclamation : il pourra exiger qu'on le désigne sous son pseudonyme dans toutes les manifestations où il apparaît sous son pseudonyme : catalogues, affiches programmes...etc. De même son titulaire peut défendre à ceux qui connaissent sa véritable identité de la divulguer à des tiers.
disposer d'une action en contrefaçon de pseudonyme : il pourra s'opposer à ce que ce pseudonyme soit utilisé par d'autres, y compris les porteurs d'un nom de famille semblable qui voudraient en faire un usage concurrentiel (Les titulaires d'un patronyme, qui ont laissé se développer un pseudonyme homonyme sans protester dès ses premières manifestations, ne sont plus fondés à se plaindre de l'usage qui est fait de leur nom par le porteur du pseudonyme, dès lors que cet usage n'est pas déshonorant).
disposer d'une action en concurrence déloyale contre toute usurpation de pseudonyme. Le droit au pseudonyme se classe parmi les droits de clientèle et bénéficie d'un monopole d'exploitation au même titre que la propriété littéraire et artistique, le brevet d'invention, le nom commercial, la marque de fabrique ou de commerce, l'enseigne.
faire mentionner le pseudonyme sur ses pièces d'identité (carte d'identité, passeport), ce qui lui permettra de retirer un mandat ou une lettre recommandée, voire ouvrir un compte où figurera pseudonyme.
En outre, le titulaire d'un pseudonyme ne peut être poursuivi du chef de l'article 261 du Code Pénal (utilisation illicite d'un nom d'emprunt)Le pseudonyme est intransmissible aux héritiers qui ne peuvent prétendre à aucun droit sur le pseudonyme. Cependant, dès lors que le pseudonyme se mue en surnom (qu'il révèle la personnalité du titulaire avec d'autant plus de force qu'il est parvenu à une grande célébrité), les héritiers tout comme le titulaire du pseudonyme, sont habilités à en interdire toute utilisation abusive et ne pas tolérer qu'on puisse imputer à son possesseur des actes auxquels il est demeuré étranger (utilisation d'un pseudonyme célèbre pour une marque de produit par exemple)
On peut s'interroger sur
l'étendue de ces droits quant aux
noms
de domaine. Chacun
sait, en matière de noms de domaine, que la
règle d'usage est "premier arrivé, premier
servi". Des célébrités ont
dû racheter leur propre nom, parfois à prix
d'or, au propriétaire d'un nom de domaine qui avait
eu l'audace de s'en emparer le premier. Or, si l'on
considère les éléments ci-dessus, le
pseudonyme, qui n'est plus un nom patronymique, est d'ores
et déjà protégé,
et son titulaire peut engager une action en
contrefaçon ou une action en concurrence
déloyale, contre toute usurpation de ce pseudonyme.
Ainsi, et contrairement à l'usurpation d'un nom
patronymique, l'utilisation d'un pseudonyme
célèbre pour créer un site web, peut
valoir à "l'usurpateur" de gros ennuis de
justice.
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"Le pseudonyme" par Jean-Marie Leloup, Chargé de Cours à la Faculté de Droit et des Sciences Economique de Poitiers.
Textes de loi, Ministère de l'Intérieur.
Recherches effectuées par l'ARCAB.
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