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SOLAEDIT: l'édition vue de l'intérieur

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17 août 2005. Redémarrage.

C'est après le 15 août que la vie se "réactive" généralement. Nous sommes sur le pied de guerre. Perspectives : promotion de nos auteurs publiés, nouveaux contrats, corrections, préparation des tirages et retirages. A l'automne sera lancée la lettre d'information du Portail qui mettra en avant nos publications.... Au fait, vous avez dit "vacances" ? 

12 août 2005. Eté chargé.

C'est malheureusement par hasard que nous avons appris que notre partenaire éditorial avait quelques sérieux soucis. Ceci explique une dernière ligne droite très chaotique... et hélas ! une publication qui n'a pas été fêtée à la hauteur. Qu'en est-il désormais ? Eh bien on continue ! La période estivale a été employée à trouver des solutions pour palier les carences d'un projet devenu difficile. Après une séparation rendue incontournable avec notre ex-partenaire éditorial et le choix d'un nouveau partenaire, il a fallu mettre les bouchées doubles pour redresser la barre.... Et voilà ! On relève la tête, un peu plus forts, car les premières expériences ont servi. Je voudrais saluer personnellement tous "nos" auteurs, avec qui des liens n'ayant plus rien de "strictement professionnels" se sont créés au fil du temps. Merci à Pierre, Vincent, Lou, Alexandre, Fany, Sophie qui, par leurs notes d'humour ou leurs mots d'encouragements, ont été présents? 

21 juillet 2005. Enfin parus !

Les 6 premières publications signées Solaedit ont (enfin!!!) paru. C'est donc bien un Lion qui a poussé son premier rugissement. Alors, on arrose? Pas encore....

2 juillet 2005. Edouard aux mains d'argent.

Eh bien non ! Le bébé n'était pas "fini". Edouard aux mains d'argent est retourné à la case départ. Vers d'ultimes corrections... d'autres va-et-vient. Il ne sera pas Gémeaux. Décidément, il est bien difficile de prévoir avec exactitude la conception du chérubin. Trop de brouettes ? Pas assez de missionnaire ? Solaedit est novateur, avec ses failles bien sûr.... Mais il est bien connu que "pour le deuxième, c'est pas pareil, on connaît, on sait mieux s'y prendre". Moins de hâte à certains endroits et un peu plus à d'autres. Et maintenant ? Alors, Edouard sera Lion ? 

26 mai 2005. ...et forceps...

Quelle est longue "la dernière ligne droite"... avec ses embûches et ses petites surprises finales : le livre qui aura fini par satisfaire l'auteur, l'éditeur, le correcteur devra plaire à l'imprimeur.... Lui "plaire" est un bien grand mot. Disons que l'imprimeur est lui ausi tributaire de sa propre technique et de fait, il a des exigences... fort louables : normal, il veut un travail de qualité... et des fichiers correctement préparés pour l'impression. Nous voilà donc en plein coeur de la "tranche", des RVB, des DPI, et de "l'hirondelle" qui ne fait pas toujours le printemps. En gros tout ceci doit être cadré pile-poil, notamment au niveau des couvertures... et là, bien sûr, l'image se brouille quand la résolution refuse d'être bonne ou que la taille du fichier d'origine fourni par l'auteur ne l'était pas. Dieu bénisse Saint-Infographiste ! 

Mais à ce stade, la fameuse "dernière ligne droite", il faut l'avouer, l'accouchement est difficile et pour l'occasion on a ressorti les forceps, de bons vieux forceps à l'ancienne, en bois de cerisier. Bonjour la douleur ! Désiré se fait attendre... mais aux dernières nouvelles, il sera Gémeaux.  

04 mai 2005. Plâtre... et ciment.

Dernière ligne droite avant la publication des premiers livres. Ultime correction des maquettes avant l'impression. En nous appuyant sur un discours politiquement correct, au risque de paraître ridicules, nous pourrions dire: "nous en avons déjà fait beaucoup, mais il nous en reste encore beaucoup à faire". C'est pourtant le cas. D'autant que Solaedit construit ses fondations... autant dire TOUT. 

De surcroît, comme il sied à chacun, nous devons gérer les aléas, les imprévus, les retards de ceci ou de cela... et surtout la technologie puisque nous en sommes totalement tributaires. Les NTIC bien sûr. Ces fâmeuses NTIC qui vous enflent et vous grattent... au moment où il ne faudrait pas gratter justement. 

Enfin, lorsque nous aurons atteint l'essentiel de nos objectifs, nous donnerons la parole à nos auteurs, qu'ils s'expriment publiquement et librement sur leur expérience Solaedit. Nos auteurs qui nous exècrent et nous maudissent tant nous avons eu d'exigences vis-à-vis d'eux à les "corriger" sans arrêt.... mais avec qui nous avons eu, et avons, grand plaisir à travailler... non, échanger.   

19 avril 2005. "Mauvais auteurs"

Y a t-il de "bons auteurs et de "mauvais auteurs" ...pour un éditeur qui reçoit des manuscrits ? La réponse est simple : tous les auteurs sont "mauvais". Pas un éditeur n'acceptera de publier un manuscrit "en l'état". Même les auteurs connus, célèbres, expérimentés, font l'objet de corrections et de modifications. Et pour cause : l'auteur passe un temps fou sur son livre, au point de n'être plus à même d'en distinguer les erreurs. Erreurs dans la chronologie d'une histoire, erreurs dans les personnages qui ont subitement changé de nom au cinquième chapitre, erreurs dans l'emploi des mots ou des expressions ("en aparté" n'a rien à voir avec "en apartheid"). 

Et pourtant ces erreurs qui font trembler l'auteur lorsqu'il les constate (une fois le manuscrit envoyé) sont des erreurs sans importance. Tous les auteurs sont "mauvais". Et tous les auteurs peuvent être "bons". Pour peu que le manuscrit ait un contenu, une idée originale, le reste est affaire de corrections. 

Aucun éditeur ne laissera passer un "bon" livre, sur le fond, au prétexte qu'il comporte des erreurs d'écriture. 

 7 avril 2005. Délais... et corrections.

Quels sont les délais pour qu'un livre paraisse ? Le cheminement qui mène du dépôt du manuscrit à la publication est toujours long. 

Il existe certes des éditeurs qui publient des ouvrages en un mois, voire moins. Ce sont certains éditeurs à compte d'auteur qui se contentent de prendre le manuscrit tel quel, de procéder éventuellement à une mise en page et une typographie, de l'imprimer... et de laisser l'auteur avec x exemplaires sur les bras. A charge pour l'auteur d'affronter le ridicule... et des lecteurs qui pointeront toutes les failles de l'ouvrage une fois édité. 

Dès lors que le livre bénéficie d'un travail éditorial, l'auteur s'aperçoit par lui-même qu'il y a des impératifs à respecter. En édition traditionnelle, les délais varient d'un an à deux ans, car les éditeurs ont un planning chargé et doivent déjà "programmer" leurs auteurs. Donc, il ne se passe rien avant parfois trois ou six mois. Sauf si l'éditeur a demandé à l'auteur de procéder à la relecture de son livre et à quelques corrections. Encore faut-il savoir quelles corrections, car ce qui paraît évident l'éditeur ne l'est plus du tout pour l'auteur incapable de porter un regard neuf sur son ouvrage. Certains éditeurs indiquent les corrections globales à effectuer, d'autres laissent l'auteur patauger dans ses réflexions. 

Au niveau de Solaedit, nous suggérons les corrections par le biais d'annotations... sans toutefois rien modifier au livre : il appartient à l'auteur de suivre nos "conseils" ou non. C'est un libre choix. Mais lors de ce travail de corrections, l'auteur s'aperçoit des failles que comporte son livre et va parfois au-delà de nos suggestions. Nous insistons sur les corrections de fond. La préparation du livre "dans sa forme définitive" est un point crucial. Et nous apprécions quand l'auteur prend le temps de s'adonner à de "fastidieuses" relectures de son livre, jusquà toucher au plus près la "perfection". Fastidieuses, car l'auteur a d'ores et déjà lu et relu son manuscrit maintes fois... au point de ne plus le supporter, d'avoir envie de "passer à autre chose"... Et nous comprenons cet état d'esprit. Le travail d'écriture, le véritable travail d'écriture, est un travail difficile... fastidieux. 

Nous demandons aux auteurs de lire et relire leur manuscrit. Pour le lire d'un oeil différent, sans doute serait-il judicieux que l'auteur en modifie la présentation. D'une manière bien simple : il suffit de "sélectionner" tout le texte, à l'aide du traitement de texte, et de modifier par exemple la police de caractère (Allez, tiens ! Laissons-nous aller à ces polices que l'on n'ose jamais : Bermuda, Papyrus, Mistral, Curlz... bon d'accord, il faut pouvoir se relire!). Le simple fait de voir le texte dans une police de caractère différente, inconnue, peut permettre à l'auteur de déceler quelques faiblesses et les corriger.... avant de revenir à une police de caractère plus traditionnelle (arial ou times). Nous suggérons cette petite expérience car nous nous sommes aperçu que les auteurs qui prenaient connaissance de leur manuscrit dans la forme "imprimable" (c'est-à-dire sous forme de livre imprimé) le découvraient d'un oeil différent.... et repéraient des erreurs inaperçues. 

L'auteur reçoit le fichier de son livre "imprimable". Nous lui demandons (encore !!!) de le relire et de mentionner les corrections. Ce qui peut prendre un nouveau délai dont la longueur dépend... de l'auteur. 

Lorsque le contenu du manuscrit est dans sa forme finale, nous travaillons d'un commun accord avec l'auteur sur la couverture : présentation, contenu... La couverture sera ce que l'auteur en a décidé... à partir des propositions que nous lui ferons. Ainsi, l'auteur contrôle son livre de A à Z. Mais nous tenons par dessus tout à ce que le travail éditorial soit pleinement accompli. Ce travail éditorial impose certains délais. L'auteur étant impliqué de très près, il comprend que l'objectif n'est pas de publier un livre à la sauvette, sans pitié pour lecteur, mais d'être digne de porter le nom "d'écrivain". 

 25 mars 2005. Ecrire... au mieux !

Parmi les erreurs que nous constatons, lors des corrections, certaines reviennent fréquemment. 

Tout d'abord, il convient de préciser un point important : si vous êtes un auteur sans lectorat établi, autrement dit un auteur "inconnu ou débutant" selon la formule consacrée, sachez être modeste quant à l'épaisseur de votre livre. D'ordinaire, le "pavé" fait fuir tous les éditeurs. Un livre de 500 pages (venant d'un auteur novice) prend directement le chemin de la pile retour dans les maisons d'édition. En général, c'est l'oeuvre d'un auteur qui ne sait pas dominer sa plume, qui se laisse aller à l'écriture sans aucune pitié pour le lecteur : longueurs, répétitions, dialogues inutiles, le livre collectionne tous les défauts. La plupart du temps sur un pavé de 500 pages, il n'y a guère que 100 pages de bonnes ou à peu près correctes. Le format d'un roman pour un nouvel auteur est de 100 à 200 pages. Solaedit limite à 150 pages. Pourquoi ? Mieux vaut un livre de 100 ou 150 pages correctement travaillées, qu'un pavé posé sans aucune construction.

Au niveau des erreurs d'écriture, la palme revient à l'utilisation excessive du "tout" : "tout", "toutes", "tous". Lorsqu'il y en a 3 dans la même phrase...ou quinze dans le même paragraphe... Dans Word, l'auteur dispose de l'outil "rechercher" (un mot) et, à titre expérimental, il peut faire le tour de son manuscrit et constater combien de fois ce "tout" revient. Il aura des surprises. L'utilisation abusive du "tout" fait partie des facilités d'écriture, rayon insuffisance de vocabulaire. Très souvent ce "tout" peut soit être supprimé, soit être modifié.

Le participe présent vient parfois remplacer de manière peu judicieuse un "qui". Et dans ce cas, le "ant", censé alléger la phrase, la ridiculise. Préférez "Celui qui doit accomplir la mission" à "Celui devant accomplir la mission" surtout quand le devant s'accompagne d'un derrière... "Celui devant accomplir la mission derrière eux"...

La concordance des temps doit être respectée. Le présent du subjonctif est préféré à l'imparfait qui fait un peu " vieux jeu ". Cependant, à la 3e personne du singulier on utilise toujours l'imparfait du subjonctif lorsqu'il n'est pas choquant pour l'oreille : "Je veux qu'il soit" ; "Je voulais qu'il fût". Et "il eût fallu que tu le saches" ...Restons au présent du subjonctif, plutôt que... l'imparfait.

"C'est" devient "c'était" ou "ce fut" lorsque la narration est au passé. Préférez "Ce fut ainsi qu'il posa les mets sur la table" à "C'est ainsi qu'il posa les mets sur la table".

Attention aux tournures de phrases biscornues. C'est un style d'écriture... à condition de le maîtriser. "De frayeur, il tremblait" ...une fois de temps en temps d'accord, mais "Il tremblait de frayeur" est plus souple pour la gymnastique intellectuelle du lecteur. 

Il convient également d'éviter les dialogues creux, ou l'art de noircir les pages pour ne rien dire :

"Bonjour !

- Bonjour !

- ça va ?

- ça va et vous ?

- ça va bien, merci..."

Dernier point : attention au correcteur orthographique et grammatical de word, qui peut vous aider mais qui peut aussi vous réserver de très mauvaises surprises. A utiliser pour confirmer un doute ou repérer des erreurs de frappe, mais s'y fier de manière automatique peut se révéler... surprenant. 

Et pour vous rassurer : tout le monde fait des erreurs... même nous ! Vous avez pu constater que certains livres publiés par les plus grands éditeurs... sont truffés de fautes. C'est la raison pour laquelle les manuscrits qui nous parviennent sont lus par plusieurs lecteurs à différents niveaux. A défaut d'obtenir un livre parfait, nous essayons au moins de limiter les erreurs. Et vous constaterez vous-même, lorsque nous vous demanderons une dernière relecture du livre dans sa forme "imprimable", qu'il suffit de présenter un livre différemment, pour avoir une lecture totalement innocente... et critique.

4 mars 2005. Couvertures.

Nous travaillons actuellement sur les couvertures. Quelle couverture ? Quel colori ? Quelle présentation ? Quel contenu?

La couverture d'un livre, c'est important. Certes. Mais aujourd'hui, nous dirions plutôt que le titre d'un livre est important. Pourquoi ? Les libraires ne stockent plus les livres. Ils les commandent. A l'heure de l'internet, bien des lecteurs vont dans une librairie en sachant d'ores et déjà ce qu'ils achèteront sans même avoir palpé la couverture... puisqu'ils auront lu le résumé et les extraits du livre sur la toile. A moins même de commander directement chez un libraire en ligne... ce qui est plus commode que chez un libraire aux rayonnages quasiment vides (comparé à ce qui est proposé en ligne). Autant dire que la couverture, son matériau luxueux ou son illustration destinée à attirer le regard, n'ont plus grand intérêt.

Par contre, il en est autrement du titre. Le titre qui accroche, qui percute, lumineux comme invitation à en connaître plus sur le contenu du livre, c'est sans doute là que tout réside. Et en dehors du titre, il y a le sous-titre, aussi important, puisqu'il sera le révélateur du contenu si le titre lui-même fait défaut.

Mais nous savons -expérience des référencements au portail du livre- que par la suite, c'est le résumé et ce sont les extraits qui décideront le lecteur. 

2 mars 2005. Le succès d'un livre

C'est le public qui fait le succès d'un livre. Nous estimons qu'il appartient au public de décider de ses choix et non à un intermédiaire, faisant hélas! office de censeur. Après tout, lorsqu'un auteur est convaincu que son livre est un best-seller potentiel, et qu'un éditeur est convaincu que son livre n'a aucune chance d'être lu, qui des deux peut se targuer d'avoir raison ? Doit-on avoir une absolue confiance dans les "spécialistes" en la matière? Certains succès cinématographiques, musicaux, ou même littéraires, ont récemment démontré que le succès n'est pas toujours là où on l'attend. Le public peut avoir d'autres goûts que ceux qu'on lui impose.

Encore faut-il avoir accès à ce public. Or, contrairement au peintre ou au chanteur qui peuvent s'exprimer dans la rue, lorsque les galeries d'art ou les salles de spectacle les boudent, l'écrivain n'a d'autre choix que le verdict éditorial.

Ce verdict éditorial est souvent inique puisqu'il repose moins sur les qualités du livre que sur la notoriété médiatique de l'auteur.... ou sur de malencontreux renvois d'ascenseur. On peut comprendre que les éditeurs ne sont pas des mécènes, que leur propre salaire dépend du succès du livre, d'où une âpre sélection.  Mais dans ce cas, il conviendrait d'être clair et plutôt que d'asséner à l'auteur la célèbre phrase-type : "Bien que nous lui reconnaissons d'immenses qualités, votre ouvrage n'entre pas dans le cadre de nos collections", mieux vaut lui dire tout de go : "Publication=rentabilité=potentiel de vente=commercialisation=dollars."

Nous ne sommes plus au Moyen-Age. Pourquoi perdurer dans un comportement cynique, qui avilit l'auteur à qui l'on fait miroiter que son manuscrit envoyé par la poste peut éventuellement être sélectionné par un grand Grand GRAND éditeur. "Avilit" est le terme exact, car que peut bien penser l'écrivain rejeté sinon qu'il est un grand Grand GRAND... incapable, un mauvais auteur. Au fait, pour qui ? Le public ?  

24 février 2005. Accords éditoriaux

Nous avons de nouveaux accords avec des éditeurs de l'édition traditionnelle. Quels éditeurs ? Vous ne le saurez pas. Des expériences passées nous ont rendus prudents : nous ne souhaitons pas que des âmes mal intentionnées se recommandent du portail du livre pour servir des intérêts personnels, comme ce fut déjà le cas. 

Nos accords éditoriaux concernent autant des éditeurs de poids que des éditeurs plus modestes. Notre objectif est bel et bien d'orienter vers l'édition traditionnelle les auteurs qui auront "prouvé" que leur livre à un lectorat potentiel. Les éditeurs qui nous ont rejoints ont compris leur propre intérêt à accueillir des auteurs sur lesquels le risque éditorial est considérablement réduit. Rappelons aux écrivains qui nous lisent que la majeure partie des auteurs acceptés en traditionnel le sont par des voies autres que la voie postale. Nous écrivions naguère qu'un auteur sur 1 000 a des chances d'être édité... Aujourd'hui, c'est un sur 10 000 tant la concurrence est rude. Et comment convaincre un éditeur quand on est monsieur-tout-le-monde, ni journaliste, ni médiatisé, ni scandaleux, ni pistonné... Pourtant les bons livres (inédits) existent. Et sans doute répondent-ils plus à l'attente des lecteurs que certains livres lancés sur des critères aléatoires. Si les auteurs ont besoin d'une autre forme d'édition, les éditeurs ont eux aussi besoin d'une autre forme de "sélection". 

A ce jour, tous les auteurs qui ont reçu leur contrat l'ont retourné signé. C'est une marque de confiance qui nous incite un peu plus à honorer pleinement nos engagements. Sur tous les plans.

 20 février 2005. Dans le vif !

Lorsque vous contactez Solaedit, vous envoyez un résumé et des extraits. A partir de là, nous vous indiquons si nous souhaitons recevoir l'intégralité du manuscrit. Si oui, c'est une "lecture en diagonale" qui est effectuée (une lecture rapide). Si le manuscrit nous intéresse, nous évaluons sa pagination et nous vous indiquons le montant des frais d'impression. A ce stade, nous n'avons effectué aucune lecture approfondie. Inutile de nous demander un avis détaillé, le seul que nous pouvons vous fournir, c'est que "le livre nous intéresse". Nous demandons votre accord de principe pour la publication de l'ouvrage via Solaedit. Cet accord ne vous engage à rien. Il nous permet seulement de planifier la lecture (approfondie) du livre et les corrections car nous avons un grand nombre de manuscrits, soit en lecture, soit en corrections. 

Votre accord de principe nous permet d'entamer un travail sur le livre, tandis que parallèlement nous formalisons le contrat. Une fois le contrat retourné, vous recevez une fiche de lecture et les corrections de fond (uniquement). L'auteur doit présenter le livre dans sa forme définitive, cette étape est donc cruciale. 

Nous ne corrigeons pas votre livre, nous suggérons les corrections, ligne par ligne, paragraphe par paragraphe, chapitre par chapitre. Nous avons l'avantage d'avoir un oeil neuf, un oeil "innocent". Mais c'est à vous qu'il appartient d'effectuer les corrections en fonction de nos annotations.

La "fiche lecture" est le résultat d'une contribution collective. Elle se divise en deux partie : "les fleurs" et les "épines". Autant avouer qu'il y aura plus d'épines que de fleurs. Nous sommes moins là pour encenser l'oeuvre que pour pointer ses failles.... et les corriger. 

Une fois les corrections de fond terminées, le manuscrit sera encore relu une dernière fois avant de prendre le chemin des corrections orthographiques et typographiques. Un autre travail approfondi. Puis, vous aurez une maquette du livre "prêt pour l'impression", où vos remarques seront les bienvenues. 

Mais rien ne s'arrête là..... 

14 février 2005. Etranger... hélas !

Nous recevons de nombreuses demandes en provenance de pays étrangers. Demandes que nous ne pouvons honorer dans l'immédiat pour des raisons "pratiques" : facturation, salariat, fiscalité. Nous le regrettons beaucoup et nous nous en excusons auprès de tous ceux qui nous font confiance. 

Nous poursuivons le travail de corrections, la préparation des contrats, l'étude des manuscrits réceptionnés...

Petit rappel aux écrivains qui nous contactent : ne préparez pas la mise en page de votre manuscrit. Laissez-vous guider par les options prédéfinies dans Word, quelle qu'en soit la version. Utilisez les marges qui vous sont proposées. N'insérez aucun "saut de page". Optez pour les polices Arial ou Times New Roman.  Bref, ne cherchez aucune complication : frappe en continue et "texte brut" nous conviennent parfaitement....puisque la mise en page du livre imprimé et ses caractéristiques typographiques seront dans un autre format que Word. Tout au plus indiquez-nous les mots que vous souhaitez voir apparaître en italique ou en majuscule en les mentionnant sous cette forme.  

3 février 2005. Corrections de fond

Les premiers livres retenus ont été mis en lecture pour les corrections de fond. Dès l'accord de principe de l'auteur, nous attaquons cette première relecture afin de transmettre, illico, ce travail à l'écrivain une fois le contrat signé. Tous les livres comportent des erreurs et notre objectif est que celles-ci soient inexistantes, du moins au mieux, à l'instar de l'édition traditionnelle. Les corrections concernent :

- les erreurs de frappe

- les répétitions

- la ponctuation

- le vocabulaire

- les synonymes

- les erreurs de style

- le remaniement des phrases

- la concordance des temps

- les passages à modifier éventuellement

Un commentaire analytique du manuscrit (points forts, points faibles) complète ces corrections. A noter : aucune modification du manuscrit n'est effectuée, c'est l'auteur qui corrige (ou non) selon les indications données. Il 'agit de suggérer et non d'imposer, notamment au niveau des "passages à modifier".

A ce stade, il n'est question ni de corrections orthographiques et grammaticales, ni de corrections typographiques, ni de mise en page : ces éléments constituent la seconde étape de la partie éditoriale qui fait l'objet d'une nouvelle relecture. 

Le livre franchit cette seconde étape dans sa "forme définitive", c'est-à-dire qu'il ne sera plus possible d'effectuer des corrections de fond, d'où l'importance de ce travail en proche collaboration avec l'auteur. 

Parallèlement nous poursuivons nos démarches en matière de diffusion.

Enfin, pour situer "la sélection" au niveau de solaedit : c'est à peu près 1 manuscrit sur 50 qui est accepté (c'est plus favorable à l'auteur qu'un sur 10000 non?). Parmi les 49 refusés figurent une majorité de recueils de poésie. Nous excluons la poésie pour des raisons de diffusion. Force est de constater que si les poètes étaient aussi nombreux à acheter les ouvrages de leurs congénères qu'à écrire des poèmes, ce problème de diffusion ne se poserait pas. Ceci n'est pas le cas, hélas ! Nous avons refusé également les auteurs dont l'éloignement ne permet pas d'assumer les objectifs de Solaedit. Pour le reste, ce sont des manuscrits dont nous ne pourrons assumer la promotion... simplement par manque de conviction. Notre objectif n'est pas de mettre sur le marché une édition au rabais, et de fait laisser les auteurs avec leurs livres sur les bras, mais de promouvoir une édition de qualité et des auteurs susceptibles de se tourner vers l'édition traditionnelle par la suite... s'ils en formulent le souhait. 

 28 janvier 2005. On avance! 

Prochainement, le premier contrat Solaedit va être signé.

Nous mettons en place un puissant système de diffusion à partir de ce qui a constitué le portail du livre depuis 8 ans. A nos 10000 visiteurs mensuels qui pourront découvrir les publications Solaedit, s'ajouteront quelques milliers "d'intermédiaires de vente", c'est-à-dire, à l'instar des libraires, des pivots destinés à acquérir et promouvoir les ouvrages. Solaedit, c'est de l'auto-édition. Mais une auto-édition qui se veut au plus près de ce que peut apporter l'édition traditionnelle aux auteurs : corrections de fond, corrections de forme... et appui logistique sur tous les plans, jusqu'à la diffusion. 

Nos auteurs peuvent bénéficier d'un système de facturation, sans avoir à créer une entreprise éditoriale. C'est un avantage considérable. L'auteur qui fait imprimer son livre et le vend à la sauvette, se heurte justement à des problèmes de diffusion car son livre ne peut être acheté là où il est indispensable de fournir une facture. De même, si un libraire lui achète ce livre, il lui fournira une facture... dont il ne saura que faire, tandis que le libraire inscrira cette vente dans sa comptabilité... attirant le regard du fisc sur cet auteur qui "vend des livres au noir".  Nombre de points de vente se ferment ainsi aux auteurs auto-édités qui ne peuvent fournir une facture, confinant ces auteurs au cercle restreint de leur entourage ou à quelques séances de dédicaces.  

7 janvier 2005. Premier Bilan.

De nombreux auteurs sont intéressés par Solaedit et nous avons retenu les premiers manuscrits. La qualité des ouvrages qui nous ont été proposés nous conforte dans notre opinion, acquise au fil de 8 années de référencements dans le portail du livre, à savoir que l'édition traditionnelle rejette d'excellents auteurs faute de moyens pour assumer leur publication. L'auteur a toutes les raisons aujourd'hui de s'interroger sur l'opportunité de dépenser des sommes astronomiques dans la recherche d'un éditeur traditionnel, la majeure partie du temps en vain, alors qu'il existe d'autres moyens d'être édité pour un tarif équivalent, voir inférieur. 

A titre indicatif, un auteur qui contacte 10 éditeurs avec un manuscrit de 100 pages, dépense :

- 100 euros en frais d'envoi et de retour (de l'éditeur à l'auteur pour les manuscrits refusés)  

- 150 euros en frais de copies, brochage, couverture. 

- 45 euros (tous les 4 ans) en frais de dépôt pour la protection contre le plagiat. 

A cela s'ajoutent éventuellement les frais de saisie et les frais de corrections, ou les frais informatiques si l'auteur se charge lui-même de la préparation du livre. La plupart des auteurs contactent 20 à 30 éditeurs pour un ouvrage. 

On mesure le poids du budget consacré à un livre... qui ne verra probablement jamais le jour.

Nous restons persuadés que la meilleure façon d'être édité en traditionnel, à l'heure actuelle, c'est de s'auto-éditer au préalable, que l'éditeur sera plus sensible aux arguments de l'auteur si ce dernier lui fournit la preuve que le livre a un potentiel de vente... et que l'auteur sait le défendre. 

Car l'objectif de Solaedit est bien de permettre aux auteurs d'être publiés en traditionnel, du moins s'ils le souhaitent. Sur ce plan, rappelons-le, l'auteur reste libre de ses choix puisqu'il n'y a aucune cession de droit en auto-édition. 

Solaedit propose des prix très bas, les plus bas du marché, sans rogner sur la qualité. L'imprimeur engagé est l'un des plus importants de l'hexagone avec une longue expérience en la matière. ces tarifs très concurrentiels, sont dus au regroupement de plusieurs auteurs, d'une part, ce qui permet d'alléger les frais d'impression et, d'autre part, à l'absence d'investissement de l'auteur en ce qui concerne la partie éditoriale. Au niveau de l'édition, l'engagement porte sur la correction typographique et orthographique. Mais c'est aussi, officieusement, un travail de conseils sur le manuscrit. Les livres que nous acceptons de suivre sont des livres auxquels nous croyons, qui méritent d'être connus et nous nous battrons aux côtés de l'auteur pour qu'ils aient un impact favorable. Être édité est une bonne chose, mais l'objectif est bien sûr d'être lu... et de vendre.

 Rappelons que Solaedit se veut un juste milieu entre l'édition traditionnelle et l'auto-édition. L'auteur participe financièrement, certes, mais uniquement sur les frais d'impression. Pour le reste, nous nous efforçons d'être à la hauteur de l'édition traditionnelle. Une troisième voie en somme.  

21 octobre 2004. Lancement officiel de Solaedit sur le site portail du livre.

Dernière mise au point technique.

 

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