Serge RIVRON

Serge RIVRON - http://srivron.free.fr
"Tu ferais mieux d'acheter mes livres, au lieu de faire le con sur le web." Serge R.
Le ton est donné. A une époque où l'américanisation des esprits est en marche, les écrivains qui vont à contresens du courant sont une bénédiction. Serge Rivron en est un.

Outre les publications de l'auteur, sur le site, on se régalera de ses "Commentartes" dont "Monnaie de zob" ou "Voyous". On s'amusera : "La grande Europe sanitaire est en marche : à se contenter de rayer les nègres du vocabulaire des pâtisseries, les sourds et les aveugles du parler populaire, les nains et les belges de la panoplie de l'humour et les mongoliens du royaume des cieux, on aurait pu l'accuser de faire le chemin seulement pour la frime."

Octobre russe (Pluton Editeur)

"Chez nous d'Occident rayonnant, on les cajole mieux nos femmes, c'est sûr ! Elles bossent peut-être juste un peu plus pour des patrons qui les paient juste un peu moins, elles nous énervent sûrement largement plus souvent avec leurs airs d'indépendance et leur facilité à nous mentir sans qu'on les tue, elles gardent à peine plus que nous les gamins qu'elles ont bien voulu nous donner, elles peuvent faire de la politique, des affaires, divorcer, se remarier, s'abîmer dans la débauche du désespoir, elles ont du fric si elles en veulent, elles baisent quand ça leur chante et le plus souvent quand on a renoncé, elles ronflent, elles boivent, elles fument, elles portent plainte, elles se jalousent ouvertement, elles tissent leur toile, elles allaitent, elles allument, elles bronzent, elles s'aérobiquent, elles portent la culotte, elles stringuent, elles s'épilent le maillot, mais quand on sait les hommes vivre et qu'on voit ces idiots vieillir à côté d'elles, quand on a mal la nuit ou qu'à force de mentir le cœur lâche pour de bon, quand on les voit pleurer pour le seul qui les quitte, on serait vraiment aveugle jusqu'à la dernière goutte si on ne se rendait pas compte que chez nous d'Occident, c'est elles encore qui aiment. "