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A.J.Elorn vs Jon Web

A.J. Elorn, à la tête du Portail du Livre depuis 1997 se confie à l'IA Jon Web.





. Vieux, le mag d'Antoine de Caunes...
...qui a « l’ambition d’offrir un espace de réflexion à ceux qui veulent penser le présent du monde et son avenir, et mettre en valeur l’expertise et la sagesse ». Antoine De Caunes a dû se tordre de rire en écrivant ces mots...

. Lire et faire lire
On connaissait Alexandre jardin pour ses prises de position en faveur des gueux, Il convenait de soutenir l’auteur dans son combat pour la maîtrise de la lecture en direction des enfants.

. Les outils de l'intelligence artificielle
Sur le site crealo on apprendra entre autres que l’IA peut « halluciner »

. L'écriture inclusive... ou l'art de brasser du vent
Pour ceux qui ne cessent de s'attaquer à la langue française faute de la maîtriser, on ne saurait que trop conseiller un ouvrage...

. Nos soeurs afghanes et iraniennes...
... dont on ne parle pas assez, vivent l'enfer

. Et toujours en téléchargement libre, gratuit et sans inscription
C'est quoi la justice. En téléchargement gratuit et sans inscription. Au coeur de l'actualité, la loi expliquée aux enfants par leurs proches... et peut-être aux adultes, en langage simple

. Babelio : de la vraie critique littéraire
Ici on a à faire à de vrais critiques qui lisent le livres "en vrai".









VIEUX : le mag d'Antoine de Caunes

    Le groupe financier CMI Média a eu la bonne idée de sortir un trimestriel destiné aux « VIEUX ». Euh… Pardon, un magazine « intergénérationnel » qui a « l’ambition d’offrir un espace de réflexion à ceux qui veulent penser le présent du monde et son avenir, et mettre en valeur l’expertise et la sagesse. »

    Antoine de Caunes, conseiller éditorial, a dû se tordre de rire en écrivant ces mots, sachant qu’ « instaurer un dialogue entre générations et changer le regard sur la vieillesse » n’est qu’un vœu pieux. Car si les vieux courent après les jeunes et le jeunisme, c’est loin d’être le cas dans l’autre sens. À la fois responsable de la désintégration de la planète et de l’indigence des étudiants (sachant toutefois que 2 millions de vieux vivent sous le seuil de pauvreté), l’ancêtre n’est plus en odeur de sainteté. De fait, on saluera le courage de ceux qui vivent leur âge sans complexe… et font le bonheur de CMI média.

    Tiré à 100000 exemplaires pour son lancement, le trimestriel connaît un grand succès. Et pour cause, les vieux sont de plus en plus nombreux, ils disposent de beaucoup de temps, aspirent à autre chose que le sudoku et partagent même des émotions sous les draps. Mais par-dessus tout, les vieux ça lit, ils sont peut-être les derniers à lire d’ailleurs. Et il y a de quoi lire. Le label De Caunes n’est pas en reste dans cet engouement pour le magazine. D’une part, « il porte bien son âge » comme on dit, bref il est encore comestible, d’autre part ça rappelle des souvenirs de jeunesse, les grandes heures de canal +, le bon air vivifiant de la liberté d’expression. Du coup, reste un point d’interrogation : le magazine « Vieux » aurait-il pour mission de ramener à l’orthodoxie des jeunes de gauche devenus des vieux de droite ? À suivre...



Lire et faire lire

    On connaissait Alexandre Jardin pour ses prises de position en faveur des gueux ceux à qui l’on confisque le droit à la mobilité par le biais des ZFE et que l’on assomme de factures énergétiques insoutenables par le biais de la PPE.
Il convenait de soutenir l’auteur dans son combat pour la maîtrise de la lecture en direction des enfants, dont plus de 18 % entrent en collège sans savoir ni lire ni écrire correctement. Lire et faire lire  en appelle aux bénévoles de plus de 50 ans qui veulent partager des moments de lecture dans des écoles, des centres de loisirs, des crèches ou encore des bibliothèque afin de permettre aux enfants de développer leur goût pour la lecture. L’association propose des formations ainsi que des tutoriels vidéos visibles sur le site et indique également comment devenir une structure d’accueil. Lire faire lire est soutenu par un comité de 200 écrivains.

    Une excellent initiative, afin que cesse le déclin culturel entraînant un déclin général qu’un fin lettré résume d’un verdict sans appel : « Aujourd’hui, nous sommes gouvernés par des cancres qui parlent à des cancres et qui ont été formés par des cancres » (Philippe de Villiers, JDD du 18/10/25)






Les outils de l'intelligence artificielle


crealo propose un tableau des outils IA pour l'édition. Il détaille leur finalité, précise s'ils sont gratuits ou payants, à qui ils s'adressent et en quelle langue, ainsi que le niveau de difficulté.  Mais on apprécie particulièrement l'objectivité du site quand il pointe leurs limites, ce qu'il en est de la sécurité et de la protection des données et le respect du droit d'auteur.

On ne peut que conseiller un petit détour du côté de ces limites où on apprendra entre autres que l’IA peut « halluciner » (générer des réponses fausses ou incohérentes en « inventant une réponse » lorsqu’elle est « confrontée à une question pour laquelle elle ne dispose pas d’informations fiables et claires ») et qu’il existe un « effet boîte noire » (l’impossibilité d’expliquer pourquoi une IA a pris telle ou telle décision, notamment « dès qu’il s’agit de justifier un choix de publication, une mise en avant ou une exclusion » ). À voir absolument.





L'écriture inclusive... ou l'art de brasser du vent

Accorder en genre les noms de fonctions, grades, métiers. Le président a sa présidente, le directeur a sa directrice, l'intervenant a son intervenante. Jusque là rien de neuf sous la comète. Il restait à transformer le pompier en pompière, le médecin en médecine, l'auteur en autrice... et là ça commence à faire mal aux oreilles. Au mieux un auteur est devenu au fil des ans une auteure et celles qui ne souhaitaient pas en devenir une avaient l'option poétesse, romancière, essayiste...etc. De même, mettre un point-milieu là où l'on mettait une parenthèse n'a rien d'original : les candidat.e.s au lieu des candidat(e)s. Quant aux droits de l'homme, inscrits dans la Constitution, on peut certes les transformer en droits de l'animal humain pour que les hommes et les femmes ne s'étripent plus. Revers de l'écriture inclusive qui veut féminiser la grammaire au nom de l'égalité des sexes, il faudrait également intégrer la masculinisation de certaines professions exercées par des hommes, tel le métier de sage-femme. Autant dire qu'il s'agirait d'une grande refonte de la langue française qui, de toute manière, ne défendrait en rien la cause des femmes. N'y aurait-il pas meilleur combat féministe, comme de s'intéresser à ces femmes SDF, dormant dans la rue au milieu de tous les dangers, et dont le nombre a bondi de 60 % en 10 ans ?
Pour ceux qui ne cessent de s'attaquer à la langue française faute de la maîtriser, on ne saurait que trop conseiller un ouvrage utilisé par des générations d'élèves et de nombreux adultes dans tous les pays de la Francophonie, Le petit Grévisse, guide pratique des difficultés de la grammaire française.





Nos sœurs afghanes et iraniennes...


   Plus qu’un livre, c’est un appel à toutes les femmes que lance Fawzia Koofi. Après avoir fui les talibans suite à deux tentatives d’assassinat, l’auteure témoigne et se bat pour ses sœurs emprisonnées par un régime d’une cruauté innommable. Lettres à mes sœurs revient sur le quotidien des femmes condamnées au voile intégral (burqa).

    Le retour des talibans au pouvoir après le retrait des forces américaines a été pour les afghanes le coup de grâce. Il leur est interdit d’avoir accès à l’éducation au-delà de 12 ans, d’exercer un emploi, de sortir sans être accompagnées d’un « tuteur », d’utiliser les transports en commun ou de faire entendre leur voix en public en parlant, en chantant, ou en lisant à haute voix. Il leur faut baisser les yeux devant les hommes et se couvrir le visage et le corps intégralement en tous lieux. Placées en détention elles sont victimes de viols et les suicides sont nombreux. L’esclavage sexuel est de mise. Les femmes de plus de 12 ans sont contraintes à des mariages forcés, encouragés par les familles pour lesquelles elles représentent une charge faute de pouvoir prétendre à d’autre avenir que l’enfermement.
On dénombre 90 % de femmes dans les établissements psychiatriques, victimes de ces tortures psychologiques et physiques.

    Telle est l’existence des femmes afghanes, dont il est peu fait écho sous un ciel non voilé. Pas plus qu’il est fait écho du sort des femmes iraniennes en soutien desquelles l’artiste franco-iranienne Marjane Satrapi, auteure de Persepolis, a refusé la légion d’honneur, déclarant : « Je serai honorée lorsque tous les défenseurs de la liberté le seront à mes côtés ».








Et toujours disponible en téléchargement gratuit

C'est quoi la justice. Au coeur de l'actualité, la loi expliquée aux enfants par leurs proches, en langage simple : comment la loi punit celui qui menace un professeur, qui fait du chantage, du bizutage, du racket, celui qui casse, qui met le feu à une voiture, celui qui empêche les secours d'agir... etc

« Des actes très graves sont commis par des enfants de plus en plus jeunes. S'agissant de crimes, ils affectent douloureusement deux familles, celle de la victime autant que celle du fautif. Quel parent saurait se réjouir de voir son enfant ne connaître que les barreaux d'une prison sa jeunesse entière ? »

Cet ouvrage est destiné aux parents, aux proches. Ils ont la lourde responsabilité de protéger l'enfant du pire destion qu'il puisse affronter : la prison.







Babelio : de la vraie critique littéraire

    Un livre gratuit en échange d'une critique, c'est ce que propose la communauté des lecteurs de Babelio, dans le cadre de son opération mensuelle « Masse critique ». Le site propose une liste de livres à la lecture desquels tout un chacun peut postuler, en France, Suisse, Belgique et Luxembourg.

    La critique peut être négative sans avoir d'impact sur la sélection future des candidats-lecteurs. De fait, les critiques sont loin d'être empommadées genre influenceurs patentés qui ne prennent même pas la peine de « tester le produit » qu'il promeuvent.

    Ici, on a à faire à de vrais critiques qui lisent les livres « en vrai ». Par exemple, le livre Web Story, le métavers a fait l'objet d'une analyse pointue et sans concession, assez surprenante, à découvrir ici.

    Forcément, pour ceux dont la démarche a pour seule finalité de se procurer des livres gratuits d'auteurs très connus, les chances d'être retenus sont faibles vu le nombre de postulants. Mais cela peut permettre aux lecteurs de découvrir d'autres pépites tout en lançant des auteurs moins connus, d'où une initiative fort appréciée au niveau du Portail du Livre Et vu le nombre de publications en lice...



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