ARCHIVES





Comment y remédier


   C'est fait. On sait qui est la 15e ministre de la culture depuis que le Portail du Livre a été créé. La même que la 14e. Rachida Dati a la personnalité, la compétence et la poigne pour retourner la table et laisser une trace au ministère de la culturet. Mais est-ce bien dans ses, ambitieux, objectifs ?
On conserve nos petites suggestions.

. Accorder un défraiement minimal aux auteurs ou artistes (off) présents dans les salons littéraires, les expositions artistiques, les concerts, les prestations d'artistes de rue...etc

. Exonérer les écrivains et artistes occasionnels dont les recettes sont minimes des formalités d'inscription à l'URSSAF en permettant à ceux qui le souhaitent d'effectuer une simple déclaration de ces recettes sur la déclaration de revenus... (suite)





Que penser du label Création Humaine ?

    Le Portail du Livre ne peut qu'encourager la création d'un label protégeant les auteurs de l'intelligence artificielle utilisée à mauvais escient, quelle que soit la provenance de ce label. Mais que penser du label Création Humaine qui tente de s'imposer ? S'il convient de soutenir l'initiative d'un label, il est impératif que celui-ci soit gratuit. Pourquoi ? Contrairement aux ouvrages publiés par les éditeurs ayant pignon sur rue, garants de l'authenticité d'un livre, les plagiats nés de l'IA portent atteinte à priori aux auteurs auto-édités.

    Ces auteurs ne sont en rien responsables de l'invention de l'IA ni de son utilisation à mauvais escient, pourquoi devraient-ils en faire des frais ? Un label  payant constituerait une nouvelle charge pour des auteurs auto-édités qui sont très souvent, les gros dindons de la farce numérique, avec des recettes quasi-inexistantes et des charges très lourdes. Enfin, demander aux auteurs de porter un label sur leur publication constitue d'ores et déjà une belle publicité gratuite pour le(s) concepteur(s) du label, faut-il de surcroît qu'ils financent une publicité qui ne leur profite en rien ?

     Sur la forme : d'accord pour un contrôle humain sur la conformité de l'ouvrage, qui permettra de repérer rapidement les production formatée dans un moule stéréotypé, les auteurs qui n'en sont pas ou ceux qui inondent d'anglicismes leur plagiat revisité pour pallier l'aridité de leur vocabulaire  Mais confier à un algorithme le soin de contrôler un autre algorithme laisse craindre que d'authentiques créations soient censurées, selon les paramètres de l'algorithme utilisé. Ancêtres de l'IA, les assistants orthographiques et grammaticaux ont dévoilé depuis des lustres leurs faiblesses, notamment dans l'utilisation des synonymes souvent inadéquats. 
Seule une lecture humaine approfondie peut déceler les failles d 'une production sans âme, sans émotion, sans inventivité.





Auteurs, écrivez, on vous répondra... jamais !
Petit tour du côté des nouveaux éditeurs


  On aurait pu penser qu'internet simplifierait l'examen des manuscrits et les relations auteurs-éditeurs. En effet, il suffit de quelques minutes, allez une petite heure, pour que la lecture en diagonale d'un ouvrage envoyé par mail permette à un éditeur de repérer ses qualités ou ses défauts littéraires. Et il lui suffit de quelques secondes pour indiquer à l'auteur si le manuscrit sera mis en lecture, s'il lui convient ou non quel qu'en soit le motif. Il n'en est rien.
   Ne parlons pas des éditeurs traditionnels qui ont pignon sur rue depuis des lustres et dont on veut bien croire qu'ils soient écrasés de demandes. Mais plutôt de ces nouveaux éditeurs qui, au lieu de cette gestion souple et rapide, prennent un malin plaisir à exiger des auteurs toujours davantage.
    Leur prolifération pousse le Portail du Livre à s'interroger : qui sont ces éditeurs de l'économie numérique qui « croulent sous les manuscrits » ?
En premier lieu, d'ex-auteurs auto-édités... (suite)





L'horreur numérique ?

« Internet n'a pas élevé les gens au niveau du savoir, mais a au contraire abaissé le savoir à leur niveau. (..) L'esprit se perd face au tsunami des données, incapable de faire la part du bon grain et de l'ivraie. Ce sont, au contraire, les idées les plus farfelues, les rumeurs les plus folles, les contre-vérités les plus grossières qui se diffusent le mieux. (..) En permettant la création aisée, discrète et rapide de communautés d'intérêts, le numérique a délivré les monstres les plus sinistres.

Changer les mots, c'est changer les idées et donc les opinions. Simplifier les concepts, c'est interdire leur compréhension, effacer les nuances et empêcher l'émancipation. Si un mot n'existe plus, la chose nommée disparaît. (..) Il serait très naïf de croire que seuls les régimes autoritaires ont compris le rapport entre langage et pouvoir.(..) Ne voyons-nous pas qu'une bonne partie des efforts de la puissance publique réside dans l'imposition des vocables jugés légitimes pour nommer les choses ? Un exemple parmi d'autres : parler de vidéoprotection au lieu de vidéosurveillance.  Le pouvoir, comme l'avait compris La Boétie, est dans la tête de ceux qui s'y soumettent : la domination est affaire de sens, et les mots sont précisément ce qui crée les structures de représentation. Toute lutte politique se fait à travers les mots. (..) Le choix des vocables n'est jamais neutre.

Plusieurs écoles de Barcelone ont supprimé 200 livres de leur bibliothèque, dont La belle au bois dormant et Le petit Chaperon rouge, jugés « stéréotypés et sexistes ». Une purge équivalente à un tiers de leur catalogue, ce qui représente un inquiétant premier pas. (..) Une civilisation qui commence à trier ses livres, quels qu'en soient les motifs, est en phase régressive..»

Dans Le nouveau désordre numérique Olivier babeau dresse un contrat amer de l'éccélérateur numérique. On peut regretter seulement que ce constat apporte peu de propositions pour y remédier. Un livre qui prête à gravement s'interroger.





Mythologie interactive

Voici un livre présenté sous forme d’imagerie interactive pour tout savoir sur la mythologie gréco-romaine et les mythologies égyptienne, scandinave ou indienne : la création du monde, les dieux et déesses, les héros et leurs incroyables aventures, les créatures fantastiques.

L'application "L'imagerie interactive" permet, grâce à un système de réalité augmentée et à la caméra d'un smartphone ou d'une tablette, de donner vie à quatre pages du livre, en enrichissant le contenu des pages avec des activités ludo-éducatives interactives, des jeux, des quiz, des sons et des animations. Tout un programme pour l'éveil des petits !

Spécialiste de la Chine, Sabine Jourdain s'est passionnée pour le pays et ses habitants dès l'enfance et a commencé à apprendre le chinois à l'âge de 14 ans. Auteur, elle a écrit plusieurs documentaires et récits pour la presse jeunesse, ainsi que des ouvrages d'histoire pour tout public que l’on retrouvera sur son site. Initiative originale.







Du côté créole

« Jean-Pierre, défenseur acharné du phare de Sainte-Suzanne (La Réunion) apprend que la démolition du monument est programmée.
​Il cherche, par de nombreux moyens plus ou moins réalistes, à contrer le projet, allant jusqu’à envisager d’y mêler sorcellerie et fantômes. Sauf qu’il ne faut pas aller déranger certains sinistres personnages du passé... »

Pierre Develay signe une pièce comique, pour tout public, d’une durée de 1 heure environ.
 avec un décor unique.

​Particularité : le texte écrit initialement en Français a été traduit en créole réunionnais. Original.








The Pamelas : dernier album d'un groupe frenchie

Après 10 années et presqu’autant d’albums, le très discret groupe The Pamelas signe un dernier opus dans la lignée musicale des albums précédents, une musique hypnotique, interstellaire..

Bien que les textes soient en anglais pour toucher un public international, la production, la conception et les enregistrements sont 100 % français.

La pochette, très sobre, livre un message d’espoir en guise d’adieu : « Il y a du soleil sous la glace » (« There is sun under the ice »)




Un chevel, des cheveux...


« L’amour de la langue, c’est la pratiquer dans toute son extension potentielle. Si on voulait que le Français revienne à la mode, il faudrait le libérer de son image de rigueur un peu vieillotte… Si on voulait qu’il retrouve sa place de langue européenne d’usage, il faudrait provoquer un nouvel intérêt pour cette langue en lui inculquant de nouvelles logiques de fonctionnement... »

Dans Osons libérer le Français, Jean-Pierre Ceton se pose en défenseur de la réforme orthographique de 1990 sur laquelle  les puristes de la langue française ne cessent de revenir. Et pour cause : il faut reconnaître qu’entre les règles grammaticales classiques et les règles grammaticales consécutives à la réforme les utilisateurs de la langue français ne savent tout bonnement plus comment écrire, ni parfois même comment s’exprimer correctement. Il faut reconnaître qu’une lettre de motivation rédigée en français simplifié interpelle négativement l’employeur tout comme un site internet rédigé sous la même forme affaiblit la crédibilité de son concepteur. Et pire, s’il s’agit d’un site commercial, peut repousser un client soupçonneux quant à l’origine de celui-ci (défense du consommateur oblige).

L’ouvrage de l'auteur n’en reste pas moins une réflexion pertinente quant aux complexités de la langue française. L’écrivain Jean-pierre Ceton dirige la revue littéraire en ligne Lettre au lecteur